Front de l’Est, juin 41-février 43

De Minsk à Stalingrad

A ses débuts, en juin 1941, l’invasion de la l’Union Soviétique par l’Allemagne était la plus grande opération militaire jamais tentée. Plus tard pendant la guerre, son ampleur ne fut dépassé que par la riposte soviétique, à partir de 1943.L’opération « «Barbarossa »,selon le nom de code, était la conclusion logique des conceptions raciales, politiques et économiques de Hitler. L’Union Soviétique devait être démembrée afin de placer les « sous-hommes  slaves »sous la coupe de la race des maîtres. Il fallait en outre écraser le communisme pour qu’il cesse d’être une menace contre le nazisme. Ainsi la race Germanique disposerait du Lebensraum (espace vitale) nécessaire à l’Est, avec son énorme potentiel de produits alimentaires, de matières premières et surtout de pétrole. Le pétrole n’était jamais absent des préoccupations de Hitler.

 

La carte montre les positions des belligérants au début de l’opération « Barbarossa », le 22 juin 1941.Le plan de Hitler échoua bien plus à cause de ses propres faiblesses que de la force des Soviétiques. La principale force de frappe se trouvait au centre, en face de Moscou, mais elle s’affaiblit durant la campagne, lorsque les deux groupes blindés furent envoyés dans le « Nord » et le « Sud » avant de reprendre leur avance sur Moscou. Ce retard fut fatal pour les Allemands. Les victoires initiales se transformèrent en défaites lorsque la détermination soviétique réussit à stopper leur avance. Ce qui avait semblé au départ une victoire certaine se transforma en catastrophe à la suite des erreurs commises. L’Hiver russe contribua à la défaite allemande.

L’extraordinaire avance réussie des Allemands dans l’Ouest de la Russie soviétique. Sur le papier comme dans la réalité, elle apparut comme un exploit remarquable des armées allemandes. Une carte comme celle-ci ne peut toutefois pas montrer les erreurs de planifications et d’exécution du plan allemand. Le temps perdu à conquérir la Yougoslavie et la Grèce retarda l’opération « Barbarossa » de trois semaines capitales. L’incapacité d’Hitler et de ses conseillers militaire à fixer des objectifs précis à la campagne prouve leur manque de conceptions claires en matière stratégique.

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